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Gone Home │ ★ 8

Je suis étonné d’avoir lu autant de bien de ce jeu tout en ayant aucune idée de ce dont il était question. Alors fidèle à la tradition des critiques qui m’ont permis de découvrir le jeu et de me laisser surprendre par ce qu’il avait à offrir, je vais tâcher d’en dire du bien sans trop en révéler.

De la durée d’un gros film, Gone Home n’est pas un jeu d’horreur en mode Walking Simulator. Ceci est un spoiler, en soi, mais je sais que certains joueurs ont été frustrés de l’avoir abordé avec ce genre d’attentes. En revanche, il s’agit bien d’un jeu purement narratif au gameplay extrêmement minimaliste, donc si ce n’est pas votre came, vous pouvez immédiatement passer votre chemin car je doute que ce soit le titre qui vous réconciliera avec le genre.

Sa narration repose sur l’environnement, l’exploration, le texte et le son, avec des enregistrements très bien doublés qui contribuent fortement à l’impact émotionnel de l’oeuvre, si vous êtes sensibles à son discours. Personnellement, je ne savais pas à quoi m’attendre et je me suis laissé complètement prendre dedans, à avancer de plus en plus vite pour connaître le fin mot de l’histoire, comme on dévore un bon bouquin.

Pourtant, ça n’invente vraiment rien : L’histoire est toute simple, la direction artistique carrément oubliable, quoique très efficace, et on se contente de se marcher d’une pièce à une autre en tripotant des tonnes d’objets. Pas vraiment ma définition d’une bonne soirée, en général.

Mais voilà, c’est plein de petites touches drôles et touchantes, les personnages s’étoffent à mesure qu’on découvre leurs dessins, des lettres, des histoires d’enfants ou objets qui leurs sont chers. On reconstitue doucement la trame, un peu dans le désordre, mais pas trop, grâce à une progression parfaitement rythmée où on découvre tout au bon moment.

Dans le genre “Leçon de level design”, le manoir de Gone Home rejoint à mes yeux le commissariat de Resident Evil 2 : un environnement ouvert mais compact qui semble se transformer à mesure qu’il livre ses secrets et dans lequel on nous balade en nous tenant la main, l’air de rien.

8

8/10

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