[Critique] Pikuniku

[Critique] Pikuniku

Pikuniku est un petit jeu de trois heures qui mélange plateforme, exploration et énigmes, avec des mini-jeux, dans un environnement ouvert de très petite taille.

Mais avant tout, c’est surtout une aventure narrative complètement farfelue qui vante les mérite de l’éco-terrorisme, et rien que pour ça, je continuerai à en chanter les louanges et à le conseiller à mon entourage, qu’ils soient ou non joueurs.

La direction artistique est… atypique. C’est pas franchement horrible comme un Binding of Isaac, mais c’est loin d’être joli. Ce parti pris très stylisé a le mérite de permettre aux développeurs de raconter des choses assez folles avec très peu de budget et de sans cesse renouveler les environnements.

Le gameplay semi-physique va en énerver certains et faire rire les autres mais c’est surtout par son écriture que brille cette petit perle de la scène indé : des personnages hors du commun, des dialogues surréalistes, des situations totalement saugrenues, comme cette quête optionnelle où vous entrez dans le monde parallèle des tartines pour réparer un grille-pain.

C’est difficile à décrire parce qu’il n’y a pas de gags à proprement parler et le jeu ne vous fera pas forcément rire. Ca passe par le ton toujours parfaitement décalé, avec une propension chez les personnages à sur-réagir ou sous-réagir à toutes les situations, donnant une saveur unique à leurs interactions.

Sous ses apparences mignonnettes et inoffensives, le jeu a des choses à dire, et j’aime beaucoup ce qu’il raconte à demi-mots.

9

9/10

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