Les Piliers de la Terre │ ★ 5

Les Piliers de la Terre │ ★ 5

Encore un titre dont je n’avais jamais entendu parler et qui tombe dans mon escarcelle de jeux Epic gratuits. N’étant pas sectaire et généralement intrigué par les jeux narratifs, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure.

The Pillars of the Earth se présente comme un très joli point and click avec des arrière-plans magnifiques et des personnages qui s’y intègrent plutôt bien. Les doublages sont corrects, la musique se fait oublier mais dans l’ensemble, l’enrobage m’a favorablement impressionné.

En revanche, le jeu est long, lent, voire un peu laborieux. Les tâches à accomplir sont généralement très simples mais leur exécution est bien trop longue. On se traîne d’un endroit à un autre en écoutant des dialogues récités avec plus ou moins de convictions, généralement des considérations religieuses auxquelles j’avais beaucoup de mal à m’intéresser, et tout ça semble très scolaire.

Le jeu manque de personnalité. C’est sobre, terne et carrément austère. Oui, je pense que c’est vraiment le meilleur adjectif pour décrire ces piliers de la terre : austère. On est pas là pour rigoler, ni pour ressentir de tension, ni… pour expérimenter la moindre émotion, en fait. Tout le monde semble froid et distant, notre personnage n’a pas l’air d’y croire des masses et même si le mystère sur lequel on enquête est un peu intrigant, j’avais beaucoup de mal à me sentir concerné.

Les énigmes, qui n’en sont pas vraiment, sont toujours très simples mais on s’arrête parfois fugacement pour se demander quoi faire. Personnellement, je pense que le jeu aurait largement gagné en rythme s’il s’était affranchi de ces moments errances où on explore de beaux décors chiants, et avait embrassé le côté Telltale de la Force en se concentrant sur les interactions sociales et des choix.

J’ai joué 1h30 au premier chapitre de l’aventure. Tout était parfaitement linéaire et même si j’ai pu faire quelques choix, je n’ai jamais eu l’impression qu’ils avaient beaucoup d’impact sur quoi que ce soit. A la fin du chapitre, une sorte de procès a lieu et ça s’anime enfin un peu. Il y a beaucoup de personnages à l’écran qui parlent en même temps et j’ai cru sentir une étincelle d’excitation s’animer avec tiédeur, mais le charme s’est vite rompu.

Je n’ai pas passé un mauvais moment mais je n’ai vraiment aucune envie de continuer. Si vous êtes fan du roman, de la période, ou amateur d’aventures sobres et historiquement crédible, vous pouvez vous pencher sur la question, mais en ce qui me concerne, j’en ai assez vu.

5

5/10

Ecrire un commentaire